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28/08/2026. Une note de service infantilisante et menaçante pour les agent·es. Stop à l’agachon !

Le 28 août 2026

Madame la Directrice de la Drfip PACA et des Bouches-du-Rhône Madame la Directrice,

Le 22 mai 2026, la CGT Finances publiques 13 intervenait auprès de la direction locale pour faire cesser le chantage aux jours de congés annuels (CA) auquel se livrait la direction d’un SIP du département.
L’octroi de CA apparaissait comme une gratification soumise à la réalisation de la condition, sauf que les CA ne sont pas une récompense mais des congés payés arrachés par la lutte syndicale et en particulier la CGT (Cf. les 90 ans du Front Populaire).
Bref le temps de « Mon bon Firmin je vous donne congé cet après-midi » est révolu.
Interrogée par le syndicat, la Drfip 13 indiqua qu’elle n’avait jamais donné de consignes en ce sens.
L’affaire fut réglée.

Quelques semaines passent et d’autres collègues, d’un autre SIP, nous informent d’une note de service interne diffusée à l’ensemble des agents à la mi-août , laquelle s’intitule « rappel des principes du bon fonctionnement d’un service ».
Au ton comminatoire, la note met en exergue l’obligation d’assurer les missions, l’obligation d’assiduité et de ponctualité dans le cadre des horaires variables. Et précise aussitôt des opérations de contrôles internes à venir qui, de fait, semblent déjà là.

Des agent·es rencontré·es par la CGT, toutes et tous conviennent qu’il s’agit là de principes – assurer la mission, assiduité, ponctualité- qui ne souffrent aucune discussion.

Mais le déroulé de la note leur pose question, ainsi qu’à la CGT.

En effet, la note affirme que seul l’effort accompli peut justifier une pause réparatrice et d’indiquer « pour une arrivée à 7h30, pas de pause avant 9h30, pour une reprise après repas à 13h00, pause pas avant 14h30 ». La note précise aussi « une succession de pauses dans la même demi-journée ne sera pas acceptée au sein du sip ».
Cette note est vécue comme infantilisante et vexatoire par les agent·es du SIP.

Ainsi la satisfaction d’un besoin physiologique devient une pause non justifiée si elle intervient dans une période inférieure à 90 mn après sa prise de poste (?).
Une interaction sociale -que les plus simples appellent une discussion entre collègues- ne saurait être cumulée par demi-journée si pour le motif précédent (ou quelqu’autre), une « pause » a déjà été prise dans le même intervalle de temps (?).
Le cumul de deux pauses n’étant pas accepté sur une matinée ou une après-midi, il faut donc attendre que la cloche sonne pour être en « récréation » ; c’est comme cela que les agent·es qui nous ont saisis vivent cette note de service. Comme s’ils étaient des enfants et qu’ils n’aspiraient, dillétantes, qu’au divertissement pendant les heures de travail.

Cette infantilisation de chaque agent·e et du collectif de travail est difficilement supportable pour nos collègues, particulièrement eu égard à l’effectif et à la charge de travail.

Ils vivent cette note de service comme une forme de sanction collective qui jette la suspicion sur chacun·e ou encore comme une défiance de la part de la hiérarchie envers l’ensemble des équipes.

D’autant qu’à l’usage, les agent·es nous signalent que d’aucuns sont déjà à épier le temps écoulé entre le pointage et la prise de la souris : l’agachon comme doctrine du management de proximité ?

Les agent·es sont également surpris – c’est un euphémisme- par les références à l’article 3 du décret n°2000-815 du 25 août 2000 sur la pause de 20 mn obligatoire après 6h00 de travail, laquelle pause n’a que peu à voir avec l’organisation du travail dans nos services (d’ailleurs ce temps de pause peut être effectué avant les 6h00 accomplies) mais surtout par les conclusions de cette même note qui évoquent la procédure disciplinaire.
Quand la confiance n’est plus là, c’est la méfiance puis la défiance et cette note de service ne saurait ignorer le processus de réciprocité qui en résulte au sein du collectif de travail, entre la hiérarchie et les équipes.

En conclusion, il apparaît à toutes et à tous que cette note adressée à l’ensemble des agent·es peut servir d’assise à l’engagement de procédures disciplinaires : c’est une pression de trop pour l’ensemble du collectif de travail.

Aussi, non hostile au rappel des règles, la CGT vous demande de faire retirer cette note de service.

P/la CGT Finances publiques 13

Article publié le 28 août 2026.


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