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Les manques de moyens entravent le service au public et nourrissent en retour la défiance des usagers. Or, les services publics permettent de répondre à des besoins essentiels de la population, des plus précaires comme pour l’ensemble de la société.
Pour disposer de services publics à la hauteur, il ne faut pas seulement dépenser mieux, mais plus. Un choix parfaitement finançable avec une meilleure redistribution et réappropriation des richesses, l’arrêt des cadeaux colossaux faits aux plus riches et aux entreprises.
À la DGFiP et depuis sa création, avec plus de 37 000 suppressions d’emplois temps plein, des restructurations permanentes, des suppressions de services et de sites, des méthodes de travail industrialisées…, le mal être au travail ne fait que s’aggraver.
La DGFiP est en train d’être transformée en une administration maltraitante pour ses agent.es comme pour le public !
Quant au statut des fonctionnaires, il a été créé pour garantir l’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l’arbitraire administratif.
Il faut le rappeler : ce statut n’est pas un avantage mais une garantie démocratique ! Et c’est bien ce qui est attaqué avec, par exemple, le nouveau code de la Fonction publique et le développement de règles de gestion qui font de plus en plus la part belle à l’arbitraire.
Comment améliorer la situation, par exemple, des administrations de contrôle sanitaire, économique et fiscal, de gestion de l’impôt, des écoles, des hôpitaux, des administrations du ministère de la transition écologique, etc, si l’on ne reconnaît pas à sa juste valeur le travail des personnels qui tous les jours remplissent des missions d’intérêt général ?
Depuis 2010, le gel du point d’indice représente 17,15 % de perte de pouvoir d’achat pour les agents des finances publiques, soit une perte de salaire entre 327 € / mois (catégorie C) et 825 € / mois (catégorie A).
Le traitement d’un.e agent.e en début de carrière s’élevait de 9 % (catégorie C) à 80% ( catégorie A) au-dessus du SMIC en 1980 contre 0 % à 11 % aujourd’hui.
Les écarts en début de carrière se répercutent tout au long de la vie professionnelle et sur le montant des retraites.
L’augmentation du point d’indice de 1,5% au 1er juillet 2023 et de 3,5% au 1er juillet 2022 et les 5 points d’indice au 1er janvier 2024 sont dérisoires par rapport aux pertes subies par les agentes et les agents. Pire , le décrochage important de la valeur du point par rapport à l’inflation est devenu intolérable face à la paupérisation de nombre d’ agents publics.
Article publié le 7 mai 2025.