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Depuis toujours, la CGT revendique la paix, la fraternité et l’émancipation des peuples.
Les tensions géostratégiques ravivent des logiques de conquête d’un autre âge, avec pour conséquence exodes des peuples, crises sanitaires et humanitaires.
Le constat est clair : le pétrole reste une ressource stratégique majeure et la flambée du prix du baril alimente une inflation brutale, déjà visible avec l’envolée des prix des carburants en France.
Résultat : 24 milliards d’euros de profits supplémentaires pour les raffineurs et distributeurs avec, pour les grands groupes pétroliers et pétrochimiques, une explosion de leurs profits.
Plus près de nous, dans notre département, la plateforme pétrochimique de Lavéra génère près de 5 millions d’euros de profits supplémentaires par jour depuis le début du conflit !
Dans les Bouches-du-Rhône, plus de la moitié des salarié·es travaillent hors de leur commune. Le carburant n’est pas un choix, c’est une nécessité pour vivre et travailler.
Chaque hausse est donc une attaque directe contre leur pouvoir d’achat. Concrètement, un plein de 55 litres coûte aujourd’hui près de 30 € de plus.
Ce que les salarié·es, retraité·es, privé·es d’emploi et précaires perdent à la pompe, les multinationales le gagnent en profits.
La guerre et les crises servent de prétexte à l’enrichissement d’une minorité.
Dans un territoire industriel comme le nôtre, ces choix sont lourds de conséquences.
Moins d’investissements utiles, plus de dépendance au transport routier et toujours plus de pression sur celles et ceux qui produisent les richesses.
Pour la CGT, cette situation n’est pas une fatalité mais le résultat de choix politiques.
– L’UD CGT 13 refuse que l’économie de guerre devienne un modèle social.
– L’UD CGT 13 refuse que les salarié·es paient pendant que d’autres s’enrichissent.
La CGT des Bouches-du-Rhône exige :
– L’augmentation générale des salaires,
– L’encadrement des prix de l’énergie,
– La taxation des superprofits liés aux crises,
– Des investissements massifs dans l’industrie et les transports publics.
L’argent existe. Il doit servir à répondre aux besoins sociaux, pas à nourrir les logiques de guerre et de profit.
L’UD CGT 13 appelle les travailleurs.euses, privé.es d’emploi, précaires et retraité.es à un rassemblement JEUDI 09 AVRIL à 18h00 devant la préfecture.
Nous ne paierons pas leur crise
Travailleuses, travailleurs, unissons-nous !
Salaires
Hausse des carburants : les salarié·es oublié·es, les salaires toujours bloqués
Publié le 30 Mar. 2026
Temps de lecture : 2 min.
Le ministre du Travail a annoncé ce matin sa mesure phare pour aider les entreprises face à l’explosion des prix du carburant. Le gouvernement prévoit 70 millions d’euros pour financer le chômage partiel des entreprises « en difficulté » - sans en préciser les critères d’attribution. Le litre de gasoil atteint plus de 2,50 € dans certaines stations-services. Une fois de plus, les salarié·es sont les grands oubliés des annonces gouvernementales. Cette mesure ne répond pas à l’urgence des travailleurs et des travailleuses, pas plus que la baisse de 20 centimes par litre pour les entreprises de transports routiers et les pêcheurs.
L’explosion des prix du carburant, qui découle de la crise internationale, s’abat sur des millions de travailleurs et de travailleuses qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. Chaque hausse du prix à la pompe se traduit directement par une baisse de leur niveau de vie. Dans le même temps, les salaires stagnent. De plus en plus de salarié·es se retrouvent dans une situation intenable : payer toujours plus pour travailler, sans que les salaires ne suivent. Cette situation est d’autant plus inacceptable que les grandes entreprises continuent de réaliser des profits massifs.
Dès le 10 mars, la CGT a demandé à Bercy d’organiser une réunion avec les parties prenantes concernées pour trouver des solutions face à cette situation. Cette rencontre doit permettre d’analyser la situation énergétique, de mettre en place des mesures de protection rapide des ménages et de l’ensemble des industries concernées. A ce jour, le courrier de la CGT demeure sans réponse.
Face à l’insuffisance des mesures proposées par le gouvernement, la CGT apporte son soutien à la pétition lancée sur change.org par une syndiquée CGT, aide à domicile, Manuela Cabot Salar qui « refuse de payer pour travailler ».
Cette initiative exprime une colère légitime et largement partagée. Pour la CGT, il y a urgence à changer de cap. Le gouvernement doit sans délai faire le nécessaire pour le blocage des prix, avant de prendre des mesures structurelles pour faire face à ce choc énergétique d’ampleur.
La CGT demande :
L’encadrement les prix des carburants pour mettre fin à la spéculation
L’augmentation des salaires et des pensions
L’indexation des salaires sur l’inflation
La question du carburant n’est pas seulement une question énergétique, c’est d’abord une question sociale, mais aussi de spéculation, de profit des grands groupes. Les salarié·es n’ont pas à supporter la hausse des prix tandis que les profits explosent.
Montreuil, le 30 mars 2026
Article publié le 8 avril 2026.