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13/04/2026. Menaces de mort contre la CGT à Toulon. Communiqué de la CGT 13

L’Union Départementale CGT 13 apporte son soutien plein et entier à notre camarade de l’Union Locale CGT de Toulon menacé de mort par l’extrême droite.

 Début avril 2026 s’est ouvert un procès à la cour d’assises de Paris. Les prévenus sont jugés pour tentative d’assassinat d’un délégué syndical CGT.

 Début avril 2026, ce sont des menaces de mort qui visent le Secrétaire de l’Union Locale CGT de Toulon.

Ces deux évènements ne sont pas des faits divers.
Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que des syndicalistes CGT sont menacé·es de mort.

Avec d’autres – journalistes, humanitaires, militant·es pour les droits sociaux et humains, lanceurs d’alerte…), chaque jour sur la planète, des syndicalistes subissent violences, prison mais aussi assassinats par des escadrons de la mort para-militaires ou par... des tribunaux.

Chaque fois qu’un·e syndicaliste est l’objet de pressions ou de menaces, il faut mettre en regard l’état des libertés individuelles, collectives, le droit du travail, l’absence ou le recul de la démocratie.

Ce que nous trouvons aussi, chaque fois qu’un·e syndicaliste est menacé·e, ce sont des intérêts privés. C’est la captation et la prédation par une minorité des richesses produites par le travail.

En France, comment ne pas évoquer la dégradation générale des relations sociales et la répression dont sont victimes un certain nombre de délégué·es syndicaux, notamment de la CGT, dans les entreprises et administrations ?

La répression syndicale touche l’ensemble des secteurs professionnels. Nous sommes désormais en présence de ce que l’on pourrait appeler une dérive patronale et autoritaire, illustrant un rejet du fait syndical par une partie active des détenteurs du pouvoir économique et politique.

Ces mêmes détenteurs du pouvoir économique et politique, ce « grand patronat » qui ne fait pas que banaliser l’extrême droite mais décide de miser sur elle pour l’avenir, pour maintenir son affairisme, ses niches fiscales, au détriment de l’intérêt général, de la population et de la planète.

Une extrême-droite qui a en détestation la Démocratie et l’État de droit, qui hait la CGT pour son engagement émancipateur auprès des travailleuses et travailleurs, une extrême droite qui déjeune au restaurant Drouant le 7 avril 2026 en compagnie des patrons de LVMH, Cap Gémini, Renault, TotalEnergies, Accor, Engie, Bolloré fils, Stérin, etc. la fine fleur du capitalisme français.

Alors oui, l’extrême droite est le pantin utile d’un capitalisme qui est prêt à tout pour sauvegarder ses intérêts.
Et si une chose est sûre, c’est que l’extrême droite n’est qu’une imposture sociale, un danger pour la démocratie.

D’ailleurs elle n’a jamais été patriote mais toujours du côté des profiteurs.

Elle sait que sur son chemin elle doit affronter un syndicalisme de lutte et de transformation sociale.

Tandis que l’extrême centre veut remettre en cause le 1er mai férié et chômé - journée internationale de solidarité et de lutte des travailleuses et des travailleurs -, l’extrême droite menace de mort notre camarade de l’Union Locale CGT de Toulon.
Chassez le naturel, il revient au galop.

Cette liberté syndicale qu’ils détestent. Cette égalité sociale qu’ils abhorrent.
Cette fraternité et cette sororité qu’ils haïssent...
Nous les faisons vivre et nous les ferons vivre !

No pasaràn !

A Marseille le 13/04/2026.

Article paru dans La Marseillaise 09/04/2026
« Une situation d’une gravité exceptionnelle, un nouveau cap qui vient d’être franchi. » C’est en ces termes que l’Union Départementale CGT du Var qualifie les menaces de mort dont ont été victimes l’UL CGT de Toulon et son secrétaire général, Patrice Moulun. Des appels « à la guillotine » de la CGT et de son représentant, « d’une violence inouïe », affichées sur des panneaux et des tableaux électriques d’urbanisme, mercredi dernier, près du pont de la Gare.
Ces faits s’inscrivent « dans un climat délétère où la parole haineuse se libère et où certains pensent pouvoir intimider celles et ceux qui défendent les droits des travailleurs, dans un contexte marqué par une progression inquiétante des idées d’extrême droite dans le département, que nous combattons sans relâche à travers nos tracts et nos mobilisations, en lien avec les orientations portées par la CGT au niveau national », décrit l’Union Départementale. « C’est certainement en lien avec nos prises de position entre les deux tours des élections municipales. La concomitance des temps est étrange », appuie Richard Roméo-Giberti, secrétaire départemental CGT 83.
Le syndicat ajoute qu’il ne « tolérera jamais qu’un camarade et que l’organisation soient menacés pour son engagement syndical. S’attaquer à un militant CGT, c’est s’attaquer à l’ensemble de l’organisation, à ses valeurs de solidarité, de justice sociale et de démocratie. »
Deux plaintes pour menaces de mort
« Cela faisait très longtemps qu’on n’avait pas reçu de telles menaces », affirme Richard Roméo-Giberti, qui dit ne pas avoir de soupçons précis quant à leur provenance. En conséquence, deux plaintes ont été déposées par le secrétaire général de l’UL CGT Toulon, et par la CGT, pour « menaces de mort ». Toutefois, cette dernière n’a pas l’intention de se laisser intimider, « bien au contraire. Nous continuerons à porter la voix des salariés, à dénoncer les politiques antisociales et à combattre sans concession les idéologies de haine, de division et de repli », en réaffirmant la « responsabilité des forces démocratiques, syndicales et associatives de se lever contre la banalisation de l’extrême droite et de défendre les libertés fondamentales. La CGT appelle à la solidarité la plus large et réaffirme sa détermination à poursuivre le combat pour l’émancipation des travailleurs. »
D’autres actions pourraient être entreprises par l’Union départementale CGT, indique Richard Roméo-Giberti, qui précise que l’organisation réfléchit actuellement à un plan global de riposte.

Article publié le 13 avril 2026.


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