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Publié le 19 octobre 2026 - Lecture 3 mn
Alerte du bureau confédéral de la CGT
Depuis des années, la CGT tire, en vain la sonnette d’alarme sur l’ampleur de la colère face à la violence des politiques patronales et gouvernementales : les passages en force sont devenus la norme, la démocratie sociale est méthodiquement mise à mal par les gouvernements et le patronat, les travailleurs et travailleuses et les services publics sont asphyxiés pour préserver les profits des multinationales et des ultra riches, les licenciements atteignent des records.
| EXPRESSION DE L’UD CGT 13 SUR LES MANIFESTATIONS DU 17 OCTOBRE 2026. |
L’Union Départementale CGT 13 prendra toute sa place dans la convergence des luttes et appelle d’ores et déjà toutes ses organisations à travailler des grèves reconductibles à partir du 5 novembre 2026.
Depuis le 1er octobre dernier et les premières mobilisations lycéennes, une colère s’exprime dans la jeunesse. Les revendications sont légitimes.
Pourtant, face à ces revendications et mobilisations pacifiques, le gouvernement n’a eu pour seule réponse que la répression des lycéennes et étudiant·es, les gardes à vue, le matraquage de centaines d’entre eux et l’utilisation d’armes qualifiées d’« intermédiaires » quand elles mutilent ou peuvent tuer.
Il faut interdire les LBD et les grenades de désencerclement ou assourdissantes utilisées contre des enfants, contre celles et ceux qui luttent pour un avenir meilleur !
Dans le même temps, ce gouvernement et sa majorité poursuivent leur volonté de maintenir un budget de guerre sociale contre la population, les travailleuses et travailleurs, les jeunes et les retraités.
Le 17 octobre, la grande majorité des participants sont venus manifester pacifiquement contre la vie chère.
Les débordements qui ont eu lieu partout en France sont le fait de casseurs et la conséquence d’une stratégie policière brutale qui conduit systématiquement à l’affrontement, à l’utilisation de gaz lacrymogène et de grenades de désencerclement, même contre les cortèges pacifiques…
Cette stratégie du pouvoir interroge sur le but réel recherché.
Si nous ne pouvons que condamner les scènes de violence auxquelles nous avons assisté et qui ont mis nombre de travailleurs des commerces et services en danger, ce qui s’est passé samedi n’est que la conséquence des politiques antisociales de Macron à l’oeuvre depuis bientôt dix ans dans ce pays.
Paupérisation de la population, saccage des services publics, mépris des revendications, voilà le triste bilan de ses deux quinquennats.
Pire encore, dans son allocution du 18 octobre, le chef de l’État ne semble pas avoir compris ce qu’il s’est passé le 17 octobre, n’essaie à aucun moment d’apporter des solutions ni de répondre aux revendications et, surtout, n’assume aucune responsabilité dans ces événements.
Cette colère est celle de celles et ceux qui vivent de leur travail et voient les richesses qu’ils et elles produisent accaparées par une minorité. L’exploitation capitaliste et l’injustice fiscale nourrissent les profits et les dividendes, pendant que les salaires, les pensions et les minima sociaux stagnent, que les services publics sont sacrifiés et que les inégalités se creusent.
La CGT porte des exigences claires :
– augmenter les salaires, le SMIC, les pensions et les minima sociaux ;
– garantir des emplois stables et des conditions de travail dignes ;
– renforcer la protection sociale ;
– investir dans les services publics ;
– faire contribuer les revenus du capital et redistribuer les richesses créées par le travail.
Seul le combat pour le progrès social permettra d’offrir à nos jeunes qui se sont justement mobilisés
des perspectives et éloignera le spectre de l’extrême droite et du totalitarisme
Article publié le 20 octobre 2026.