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6/11/2026. Nous étions près d’1,6 million en grève et dans les manifestations : un nouveau cap franchi pour gagner sur nos revendications !

A la Drfip 13, le taux de gréviste selon les chiffres fournis par l’administration est de 18,68 % avec près de 300 agent·es en grève le 5 novembre.
Le taux dans certains services est particulièrement élevé.
Ainsi le Service Départemental de l’Enregistrement de Marseille qui dépasse les 66% ! Il y avait déjà 60% de gréviste au SDE Marseille le 29 septembre 2026 ! Ou encore le SIP d’Aubagne avec plus de 45 %.
La Drfip 13 devrait s’interroger rapidement sur le ressenti au travail de nos collègues en lien avec les exigences du travail prescrit vs le travail réel !

Ce 5 novembre, pour la huitième fois depuis le 29 septembre, une puissante vague de mobilisation a déferlé dans tout le pays, un niveau inégalé depuis la lutte contre la réforme des retraites de 2023.

Les grèves ont été fortes dans de nombreux secteurs : un·e cheminot·e sur trois en grève ; plus de 2000 arrêts de travail recensés dans la métallurgie, l’agro-alimentaire, le verre/céramique, la construction, le commerce et les services, les industries chimiques, les organismes sociaux, les ports et docks, les activités postales et de télécommunication, les transports ; des centaines de milliers d’agent·es de la Fonction publique en grève. Des dizaines de journalistes et technicien·nes de BFM TV étaient en grève pour dénoncer la dérive de la ligne de la chaîne et la banalisation des propos racistes à l’antenne.

Plus de 250 manifestations et rassemblement étaient programmés sur l’ensemble du territoire. A 17h30, dans 207 villes, la CGT recense 1 573 000 manifestantes et manifestants dont 350 000 à Paris, 150 000 à Marseille, 120 000 à Bordeaux, 100 000 à Lille, 80 000 à Toulouse, 55 000 à Lyon, 35 000 à Nantes et Rennes, 30 000 à Rouen, 28 600 à Grenoble, 26 000 à Caen et Strasbourg, 25 000 à Brest, 22 000 à Tours, 20 000 à Orléans.

Dans la continuité de la grève de la Fonction publique, du mouvement des lycéen·nes et étudiant·nes, des manifestations du samedi contre la vie chère, et des centaines de grèves dans les entreprises et services durant cet automne, la journée du 5 novembre marque un nouveau temps fort d’expression des revendications.

La CGT condamne la répression qui continue de s’abattre contre les lycéen·nes mobilisé·es ces derniers jours.
Elle dénonce les multiples obstructions déployées par de nombreux préfets pour entraver la préparation et le bon déroulement des manifestations, comme à Toulouse où plusieurs militant·es de la CGT et de la FSU ont été blessés aujourd’hui lors de charges policières.

La CGT souligne que cette stratégie liberticide n’empêche pas et n’empêchera jamais les jeunes, les travailleurs, les retraités, les privés d’emploi de se mobiliser massivement ! Elle salue leur courage et leur détermination.

La CGT l’affirme avec force : la lutte sera poursuivie autant que nécessaire pour faire plier le gouvernement et le patronat.Tant qu’ils n’auront pas répondu aux revendications sur les salaires, les services publics, les conditions d’étude, la protection sociale, la mobilisation populaire se poursuivra !

Dans l’unité syndicale interprofessionnelle la plus large possible, c’est en ce sens que la CGT continuera d’agir à tous les niveaux.

Article publié le 6 novembre 2026.


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