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« On est la CGT ! 130 ans après » : sur France 5, 1 001 nuances de syndicalisme
On est la CGT ! 130 ans après, France 5, dimanche, 23 heures
Anita, Hervé, Ouria, Pierre sont syndiqués à la CGT. Pour eux, et surtout pour les autres. À l’hôpital, dans les transports publics, à l’usine ou en laboratoire, ils écoutent, conseillent et accompagnent leurs collègues. Il y a aussi Séverine, qui, de son usine de l’Isère aux bureaux ministériels de Bercy, tente de préserver un pan de l’industrie française des appétits financiers étrangers. Marion Richoux et Gilles Perret les ont rencontrés, afin de brosser à travers leurs yeux le portrait d’un syndicalisme vivant et efficace, à une heure certes un peu tardive, mais le documentaire est disponible sur la plateforme france.tv.
« Un îlot de solidarité et d’optimisme »
Dans leur film, on ne verra ni merguez ni feu de palettes, mais « le souci de l’intérêt général contre les logiques comptables » et de la responsabilité. Les cégétistes, les syndicalistes en général, précise Gilles Perret, « se battent pour les autres sans rien gagner pour eux-mêmes : ils ne vont pas évoluer dans leur carrière, vont partir avec des retraites plus pourries que s’ils avaient fermé leur bouche… »
Recevant les personnels de Vencorex, l’ex-président de la métropole de Grenoble, Christophe Ferrari, ne s’y trompait pas : « La CGT a montré ici qu’elle était, plus peut-être que l’État, là pour défendre l’industrie française. »
En plaçant leurs caméras à hauteur de syndicalistes « de base » pour montrer combien le travail réel des adhérents de la CGT est éloigné des clichés véhiculés par les médias, les cinéastes espèrent rétablir – un peu – l’équilibre : « Il faut revaloriser les gens qui se battent pour les autres. »
Article publié le 29 avril 2026.