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Marseille le 16/06/2026
Déclaration liminaire CSAL DRFIP 13 du 16 juin 2026
La loi de finances si mal votée le précise bien : il faut « maîtriser les coûts de gestion de la DGFiP au profit d’une efficience accrue ».
On constate à tous les niveaux que la Direction générale se montre zélée sur les économies attendues.
Les budgets de fonctionnement sont dramatiquement insuffisants pour le bon fonctionnement des services.
Pourtant certaines directions locales en sont à restituer des crédits non-consommés ! Le simple fait d’invoquer comme un totem le budget et son acolyte DODA (dispositif d’optimisation des dépenses et des achats) a suffi à mettre sous clés ramettes de papier et fournitures. Malheur à l’agent·e qui éditera une copie d’avis d’imposition ; en agissant ainsi l’agent·e inconséquent·e rompt la chaîne vertueuse des économies de bouts de chandelle. Rappel, 211 000 000 000 Mds d’aide aux patrons/an sans contrepartie.
A la Drfip 13, aucune information n’est communiquée sur le budget et son utilisation par notre direction locale. Circulez, il n’y a rien à voir.
Surprenante conception du dialogue social pourtant tant chéri par nos bienveillantes et bienveillants managers stratégiques.
Tant pis pour l’article L112-1 du code général de la fonction publique qui indique pourtant « Dans les conditions prévues au livre II, les agents publics participent, par l’intermédiaire de leurs délégués siégeant dans des organismes consultatifs, à l’organisation et au fonctionnement des services publics, (…).
On est entre-nous là, c’est pas comme si nous étions en CSAL (ironie).
Bref en attendant la mise en place d’une sous-section comptage des photocopies (peut-être existe t-elle déjà ?) rattachée à la mobilisation du renseignement interne, la note interne sur les frais de déplacement, certainement rédigée dans la précipitation pour complaire encore et toujours, est devenue une pierre d’achoppement pour de nombreux collègues au premier rang desquels les équipier de renfort. Ils sont ici présents et sauront argumenter sur ce courrier d’avril 2026 et son annexe "tarif 2de classe" qui pourrait figurer dans la vie duraille, duraille en un seul mot.
– Duraille car la CGT jamais n’acceptera que l’agent soit de sa poche pour remplir sa mission.
– Duraille parce que jamais la CGT n’acceptera que l’administration s’approprie le temps personnel, celui qui appartient à chacun même pendant son trajet, même indemnisé au tarif 2de classe.
– Duraille ensuite, parce que la journée de travail il faut la faire et qu’à ce jour, elle ne vient pas en déduction du temps de trajet mais s’y rajoute et inversement.
– Bref en partant à l’aube et en arrivant à 9h30 en utilisant les transports en commun, en faisant ta quotité de temps de travail, à quelle heure seras-tu de retour au bercail ?
– Durée du trajet, temps de travail, distance, fatigue : nous voilà dans l’organisation de la dégradation des conditions de travail.
Comme nous n’avons toujours pas lâché sur le travail en distanciel obligatoire, la CGT ne lâchera pas les EDR sur leurs missions et les dispositifs d’accompagnement.
Nous, la CGT, n’avons pas lâché non plus les agent·es de l’accueil du SIP Prado suite à leur droit d’alerte exercé face aux risques psycho-socio-organisationnels qu’ils ont subi et provoqués par les agissements du pôle fiscal de la Drfip 13.
En effet, le pôle fiscal les avait contraints, de fait, à accueillir des usagers de la Trésorerie des amendes tout simplement parce que le pôle fiscal avait décidé de supprimer l’accueil physique des usagers à la TA 13.
Le pôle fiscal a pu penser que le service public, c’était lui.
Mais non, le service public c’était eux, les agent·es du SIP Prado et de la TA 13.
Eux qui font vivre les principes du service public.
Ce CSAL a donc à son ordre du jour une expérimentation. Celui de l’ouverture trois après-midi par semaine de l’accueil de la TA 13.
Le principe d’une expérimentation, c’est qu’il s’agit d’une phase de test au cours de laquelle on cherche à démontrer si un projet fonctionne ou non.
Mais la fermeture de l’accès au public de la TA 13 était déjà une expérimentation.
En son temps la CGT a alerté sur la Bérézina qui allait s’ensuivre.
L’expérimentation devint la règle.
Et ce fut la Bérézina : tant pour les agent·es des amendes que pour celles et ceux du SIP Prado.
Rappelons ici le droit d’alerte et de retrait des agent·es de la TA 13.
Puis il y a eu l’expérimentation de l’ouverture temporaire en période déclarative pour soulager le SIP.
Ça a mieux fonctionné mais les prédictions, l’entêtement, le jusqu’au boutisme, l’idéologie, l’horoscope disaient que ça finirait par fonctionner en refermant l’accueil physique de la TA 13.
Bien sûr, ça n’a pas mieux fonctionné.
Puis la Drfip 13 est revenue sur l’expérimentation de la fermeture pour réexpérimenter l’ouverture temporaire à nouveau pendant la campagne déclarative.
Tiens, ça a de nouveau mieux fonctionné.
Désormais la Drfip 13 décide d’une expérimentation jusqu’à la fin de l’année pour expérimenter ce qui fonctionne mieux.
Nous disons que l’audace doit être récompensée.
Mais ce qui fonctionne mieux ne fonctionne toujours pas bien, et comme dans le CREP, « bien » ça veut dire normal.
Seulement 3 guichets, un n’est pas sonorisé.
L’OMP, toujours rue d’Arménie.
Des vacataires au téléphone pour les statistiques et à l’accueil . Remarque d’une collègue : ils mettraient leurs enfants à l’accueil de la TA 13 nos décideurs ? (Ce n’est pas la peine de répondre)
Alors oui, la CGT est favorable à l’ouverture de la TA 13 parce que nous ne voulons pas de redevables relégués à la périphérie et nous ne voulons plus que vous fassiez souffrir les agent·es dans les accueils des SIP.
Oui à l’égalité d’accès et de traitement, oui à la continuité du service public, oui à son adaptabilité.
La 3ème Trésorerie Amendes de France mérite mieux.
Ses agent·es aussi.
Les redevables également.
Article publié le 16 juin 2026.