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"Oui sous vos auspices, les agents ont raison de se faire du souci.
Ils peuvent compter sur la CGT pour être à leur côté."
CSAL Formation spécialisée Drfip 13
3/12/2024
Le constat est le même sur les deux CDIF : il est bien question de Risques Psychosociaux que vous ne pouvez prendre à la légère.
Les plans d’actions décidés suite au droit d’alerte à Aix /Tarascon et suite à la mission d’expertise au CDIF de Marseille comportent tous les deux un volet formation :
– sur la gestion des conflits et les RPS pour Marseille
– sur la prévention de la charge mentale pour Aix-Tarascon.
Les agent·es nous ont indiqué que si ces formations concernent la gestion des émotions et les façons de communiquer, ils en déduisent qu’il s’agit de « formations à apprendre à survivre en souffrant ».
Apprendre à gérer le stress c’est bien, mais l’éviter c’est mieux.
Pour cela, il faut identifier la ou les causes de ce mal être au travail.
Nous n’avons de cesse depuis plus d’un an de vous alerter :
– sur les dysfonctionnements applicatifs insupportables et le travail supplémentaire induit par GESLOC qui ne tient pas ses promesses d’automatisation.
– sur SURF qui reste inopérant et source de travail supplémentaire combiné à une gestion des anomalies incompréhensible.
A cela s’ajoute la volonté de l’administration de voir disparaître le métier des géomètres du cadastre et cela contribue encore à la perte de sens du travail pour les géomètres du cadastre.
Perte du sens du métier, applicatifs dysfonctionnels générant un surtravail, effectif insuffisant ou s’il est remplacé : incapacité à transmettre les savoirs.
Tout le monde est mal, les « anciens » surchargés et les « nouveaux » en difficulté pour s’intégrer et se sentir efficace. Et que dire du turn-over des contractuels, vacataires ou services civiques qu’il faut former à chaque fois !
Tous les ingrédients sont là pour imploser et les services n’en peuvent plus.
Il est bien dommage que la Directrice Générale ne nous ait consacré que le minimum DG en province lors de sa visite du 25 novembre. Une petite demi-heure pour l’ensemble des organisations syndicales, voilà ce que les agents semblent devoir mériter.
Cette visite éclair ne la dégage pas de sa responsabilité concernant ses réformes successives d’organisation du travail qui impactent dramatiquement la santé des agents.
La CGT Finances Publiques 13 aurait voulu lui faire part des conclusions des formateurs qui ont évalué les agents en estimant que 35 à 45% des agents sont en risque d’épuisement professionnel (le burn-out). Conclusions données en fin de formation.
A ce mal-être la Drfip 13 nous répond organisation, le « comment faire plus avec moins » et on redécoupe la semaine en demi-journées, sans répit, sans prise en compte de l’humain et du travail réel.
Voilà donc le sujet principal des GT départementaux visant à harmoniser les deux centres des impôts fonciers du département. Il est indiqué que la Drfip 13 hésite entre deux types d’organisation, que les SDIF ne sont pas à l’ordre du jour.
La Drfip 13 constate mais n’apporte pas de solutions concrètes.
Le constat du manque d’agents est unanime sur les deux sites du département .
Les agents d’Aix /Tarascon nous disent qu’ils se sentent encore plus mal qu’au moment du dépôt du droit d’alerte et qu’il n’est pas question de le lever.
Nous nous dirigeons vers la confirmation d’un désaccord sérieux et persistant.
Depuis plusieurs jours, tous les accueils et les SIP sont assaillis par des contribuables ayant reçu des taxes (Taxes sur les locaux vacants – TLV – ou TH secondaires) émises à tort. Beaucoup le vivent d’autant plus mal qu’ils ont subi le même désagrément à l’automne dernier. Nos collègues à l’accueil des SIP déjà très éprouvés depuis fin août n’en peuvent plus !
Comment en sommes-nous arrivés là ?
GMBI -et de tout ce qui va avec- n’a pas fini de rendre dingues des milliers de collègues dans les SIP, mais aussi dans tous les autres services impactés (sphère foncière, SIE, centres de contact, etc.).
La CGT Finances Publiques avait alerté la direction générale (DG) dès le groupe de travail « avenir des SIP » du 17 février 2023 devant l’empressement et le risque de fiasco.
Nous avions même indiqué que le « bazar » généré par cette « modernisation » pourrait durer au-delà de 2023.
Les « corrections » GMBI attendues par le réseau sont pour la seconde année manifestement insuffisantes !!!
De plus en plus de collègues nous questionnent : incompétence ou sabotage ?
Si autant de collègues ne vivaient pas aussi mal cet « accident industriel » qui se prolonge, nous leur dirions de prendre une heure pour se détendre en se plongeant dans la lecture du « Bilan de l’organisation de l’accueil des usagers pendant la campagne déclarative 2024 » publié le 14 novembre sur Ulysse. Ils découvriraient en première page : Caractéristique de cette campagne : une campagne qui s’est bien déroulée avec des flux maîtrisés par les services.
Les grosses galères vécues sont pudiquement qualifiées d’ « irritants » et jamais n’est vraiment souligné au prix de quels efforts les agents ont rempli leurs missions. Combien de collègues finissent exténués et fragilisés en fin de campagne déclarative et aujourd’hui en fin de campagne des avis ?
Alors que la DG ne cesse de nous bassiner avec l’image de la DGFIP, se lamente sur son attractivité perdue, qu’elle mette enfin les moyens humains et matériels pour faire cesser ce désordre.
Au sein de la Drfip 13 et dans ce contexte la DG a imposé le traitement de milliers de dégrèvement concernant les contribuables ayant reçu à tort des TLV et ceci dans un délai très court. Les collègues des SIP et notamment ceux de la Cellule Relation Usagers et de la gestion déjà accaparés par les sollicitations des multiples canaux concernant également les mêmes demandes ont été obligés de se réorganiser afin de traiter en urgence ces dégrèvements d’office !
Le constat est amer, les sipiens-sapiens ont fait remonter à la CGT les difficultés rencontrées lors de la campagne des avis et notamment des problèmes informatiques récurrents. Les multiples dysfonctionnements entraînent des retards de traitements mais aussi une désorganisation du travail certaine. Les sentiments que ressentent les collègues des SIP ont déjà été évoqués lors d’un CSAL FS précédent mais avec cette campagne des avis tout démontre que rien n’a changé et qu’au contraire c’est une accélération de la dégradation de leurs conditions de travail qui se confirme.
Depuis plusieurs années les SIP ont subis plusieurs réformes (mise en place du prélèvement à la source, déclaration automatique, suppression de la contribution à l’audiovisuel public et de la taxe d’habitation sur la résidence principale) ainsi que la mise en place du NRP en fusionnant les services et en réduisant l’amplitude d’ouverture au public.
Le corollaire est la suppression de milliers d’emplois pourtant utiles.
Ainsi le cumul entre manque d’effectif et problèmes informatiques transforme le travail en SIP en urgences et redéfinition permanente des priorités, contribuant ainsi à une insécurité professionnelle, à une intensification des tâches et du temps subis, à des exigences émotionnelles de plus en plus fortes (Cf. Fiches de signalement + relations sociales au travail), perte d’autonomie et de marge de manœuvre sous les diktats des indicateurs et objectifs et enfin la montée en puissance de conflits de valeur pour les agents d’accueil et de gestion.
Oui sous vos auspices, les agents ont raison de se faire du souci.
Ils peuvent compter sur la CGT pour être à leur côté.
Les élu·es CGT en CSAL FS de la Drfip 13
Article publié le 3 décembre 2024.