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Déclaration liminaire CGT Finances publiques 13
CSAL Formation spécialisée du 19/12/2024.
Mme la Présidente,
Vous convoquez ce jour un CSAL FS avec comme objet principal la « situation des prestations de nettoyage dans nos locaux ».
Il faut bien nommer les choses et vous les nommez ainsi.
Ce faisant, vous invisibilisez d’une part le donneur d’ordre ou le client Ugap et Drfip 13 et d’autre part la violence sociale que subissent les salarié.es de Laser propreté, lesquelles car il s’agit surtout de femmes, travaillent chaque soir dans nos services depuis des années.
– Surtout des femmes, essentiellement des femmes.
– Surtout des femmes, essentiellement des femmes qui cumulent plusieurs chantiers auprès de différents employeurs.
– Surtout des femmes racisées ; en quasi totalité des femmes racisées.
– Certaines âgées ou rendues plus âgées par la pénibilité du travail et les horaires contraints : tôt le matin tard le soir.
Des salaires de quelques heures par semaine qui mis bout à bout en articulant les différents chantiers permettent parfois d’atteindre le smic mensuel. Mais pas toujours, pas tout le temps.
Alors évidemment, perdre des heures de travail pourtant si peu payées avec la liquidation judiciaire de l’employeur, c’est une catastrophe pour beaucoup, pour la totalité d’entre elles.
La SAS Laser propreté déjà en redressement judiciaire a été placée en liquidation judiciaire le 9 décembre 2024. Laser propreté intervenait sur un marché Ugap.
Des marchés Ugap que nous dénonçons parce qu’ils permettent à la centrale d’achat de maintenir le moins-disant social pour les salarié·es qu travaillent au sein des entreprises attributaires du marché de nettoyage d’une partie de nos locaux.
C’est même la raison d’être du système centrale d’achat pour les marchés de nettoyage et c’est en tête de gondole sur le site de l’Ugap : « L’objectif est d’aider les acheteurs publics à optimiser leurs processus d’achat et à réaliser des économies ».
– Ce qui vaut pour des stylos, des armoires vaut-il pour des salarié·es ?
– A l’évidence oui.
Car la carte des économies sur les prestations de nettoyage permet de mesurer de la plus simple manière la répartition capital travail entre d’un côté la marge qu’entend réaliser le soumissionnaire et la course à la réduction de la masse salariale pour la satisfaire.
Des années que ce schéma se perpétue et chaque fois des salarié·es mal-traitées et des prestations non abouties : cavaler après le paiement des heures faites et non payées, clause de mobilité pour se débarrasser des salarié↓es, chantage aux heures supplémentaires, paiement en retard, etc.
"C’est pas nous c’est l’ugap. C’est pas nous c’est l’employeur".
– Est-il sérieux que l’administration se satisfasse d’espérer dans le prochain attributaire ?
– Mais après tout qu’est ce qu’une administration déçue sinon une administration résiliente...
Désormais l’administration doit parer au plus pressé.
Mais avant que d’entendre la présentation du dispositif déjà mis en œuvre, les élu·es CGT Finances publiques et certainement l’ensemble des membres de la formation spécialisée pourront se mettre d’accord, à défaut voter sur un avis que nous vous proposons.
Avis
Les élu·es du personnel demande la réalisation d’une étude sur l’internalisation du nettoyage des locaux de la Drfip 13 jusqu’alors attribué par marché public via l’Ugap pour la réalisation des prestations de nettoyage des bureaux, espaces de travail et circulation et bien sûr sanitaires.
| Cet avis a été voté à l’unanimité par les représentants du personnel |
Années après années, depuis des années, la CGT n’a de cesse d’intervenir hier en CHSCT, aujourd’hui en formation spécialisée pour exiger la ré-internalisation du nettoyage des locaux de la Drfip 13.
Concernant le dispositif mis en place au soir du 9 décembre, nous vous avons fait part de notre volonté de voir embauché·es prioritairement les salarié·es aujourd’hui sur le carreau.
Nous savons que depuis ce fut le cas pour certaines et pas pour d’autres.
Nous souhaitons connaître les raisons.
Nous souhaitons connaître le prix de la prestation et mettre en perspective le coût de l’externalisation du nettoyage par rapport à son internalisation.
L’étude de cette internalisation, nous en sommes convaincu·es permettrait d’une part de reprendre les salarié·es licencié·es mais aussi de satisfaire tant en économie en termes de côuts qu’en obligation de résultat.
Et certainement de permettre aux salarié·es du nettoyage et de la propreté qui interviennent sur nos sites d’être enfin reconnu·es comme des travailleuses et travailleurs essentiels.
Article publié le 19 décembre 2024.